Voyage au cœur d’un autre monde : le Comic Con de Montréal !

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Cela fait des mois qu’on s’y prépare, qu’on en parle, et enfin, nous revenons du Comic Con de Montréal ! Supergirls au rapport de cet évènement !

En tant que Supergirls, nous adorons fréquenter nos confrères de mondes divers et variés, alors nous ne pouvions manquer cet évènement ! Lorsque nous étions en France, nous ne rations jamais un Toulouse Game Show, aussi nous avons une certaine expérience de ces évènements humains. Néanmoins, nous avons été frappées par l’ambiance plus festive et conviviale du Comic Con de Montréal. Est-ce l’esprit québécois qui a généré cette différence ou simplement une évolution dans les mœurs, une envie plus grande de propager et partager cet univers ?

Toujours est-il que tout en se déplaçant dans cette foule de héros en tenue d’apparat ou au contraire, en civil, on est vite repris par cette magie, cette sensation de bien-être et d’appartenance… Nous avons donc voulu partager cela avec vous, et pourquoi pas, vous donnez l’idée de venir passer vos prochaines vacances avec nous et vivre cette expérience à votre tour ?

Notre geek-itude est principalement tournée vers les films, séries et livres, bien que les jeux vidéo, etc. nous intéressent également. Superhéroïnes obligent, on manque de temps pour plonger dans tout cela, on n’a pas encore réussi à se dédoubler ! De ce fait, Gamers, pardonnez-nous !

Au Comic Con, nous avons été très heureuses d’être épargnées par un KillGrave (Purple Man !) à la recherche de Jessica Jones, ou danser avec Groot dans les couloirs du Palais des Congrès, hurler « Shame » au son de la cloche d’un prêtre (prêtresse ?) des « High Sparrows », d’assister à la légendaire danse du Mask et de Cameron Diaz, frémir devant la violence d’un combat de gladiateurs, de commander le mythique Enterprise NCC-1701-D de Star Trek, de s’asseoir aux côtés d’Indiana Jones dans sa moto, de tenter en vain de soulever Mjöllnir (ah bon, des kryptoniennes ne seraient pas dignes du trône d’Asgard ?), s’émerveiller devant un tour de magicien (pourtant pas diplômé de Poudlard !), et se faire rabrouer royalement par Béllatrix Lestrange !

Nous avons commencé ce week-end déjanté par une conférence sur les films d’horreur et leur évolution au gré des « peurs sociales » (article à venir ). Nous arrêtant pour mitrailler tous les beaux cosplays (was it ?), nous avons filé vers la conférence de Manu Bennett (Azog dans le Hobbit, Crixus dans Spartacus, Deathstroke dans Arrow), « tous les chemins mènent à Rome », portant sur les débuts difficiles de sa carrière et son travail acharné. Nous avons ensuite arpenté la salle d’exposition pour y découvrir les stands d’artisans et d’artistes. Nous avons pu interroger et discuté avec les membres de la Doctor Who society. Nous avons ainsi découvert leur création artisanale de Daleks, Tardis, K9, tenues, etc. leur programme d’activités visant à faire découvrir et redécouvrir Doctor Who de façon conviviale. En nous baladant dans les stands voisins, nous avons donc réalisé que de nombreuses petites sociétés de fandom existaient, Star Trek, X-men, Star Wars (La forteresse Impériale du Québec), Ghostbusters. Leur participation aux évènements comme le Comic Con vise généralement à récolter des fonds pour des associations et des hôpitaux, à travers des séances photo avec des accessoires, cosplayeurs et décors fidèles fabriqués par les membres. Un petit tirage au sort est organisé avec comme prix, des créations offertes par des artistes de la société ou des dons externes.

Au détour d’un stand de jeu, intrigués par un drôle de personnage dans d’énormes lunettes, bougeant comme un petit diable et se débattant contre des ennemis invisibles avec des manettes, les incultes de jeu que nous sommes ont voulu tester la réalité virtuelle. Le Stand de la société RedMeat proposait une avant-première de leur futur jeu First Impact : Rise of a Hero. Leurs adorables développeurs étaient présents pour parler de leur bébé et nous guider à travers cet univers virtuel (« tu peux tourner la tête, tu sais ! », « essaie de voler, si si, tu peux ! », « si tu restes appuyé sur ce bouton, tu vas tourner en rond longtemps !»). Notre impression fut avant tout l’émerveillement, mais aussi le vertige : honnêtement, ces créations humaines vous emmènent vraiment dans un monde parallèle, et vous devez constamment vous répéter que ce n’est « qu’une paire de lunettes électroniques » pour ne pas vaciller ! Lorsque nous avons plané, nous avons ressenti le vide, lorsque l’ennemi nous a sautés dessus, nous avons regardé en l’air en sursautant, et lorsque l’on nous a retiré les lunettes, il a fallu se réhabituer à ce monde aux couleurs moins éclatantes.

De gauche à droite, un des jeunes développeurs présents sur le stand, SuperGirl C testant le jeu, et SuperGirl J se faisant attaquer
De gauche à droite, un des jeunes développeurs présents sur le stand, SuperGirl C testant le jeu, et SuperGirl J se faisant attaquer

La variété de cosplays et personnages était impressionnante ! Même si nous n’étions pas en mesure d’identifier tous les rôles (connaissance ultime ne vient pas avec le packaging kryptonien), nous trouvons que la culture cosplay s’est vraiment développée : les gens sont extrêmement créatifs et doués ! En passant par les costumes les plus compliqués et « coûteux » (en investissement temps/financier), jusqu’aux plus simples, mais originaux (pour les étudiants fauchés !), nous nous sommes pas mal extasiées. Beaucoup de héros assumaient pleinement leur personnalité, ainsi, SuperGirl J, après s’être inclinée devant Béllatrix Lestrange, s’est fait rembarrer à grand coup de « Kiss my feet ! » dédaigneux (« Va te faire voir », ou « parle à mes fesses » pour les plus pointilleux). C’était également agréable de voir des « Gender Bender » (cosplay modifiant le genre du personnage incarné), tel UN Judy Hopps, UNE Khal Drogo accompagné de SON sexy Daenarys, UN Castiel, UNE Elsa, de nombreuSES Doctor, mais aussi des ThorETTES, LokETTES, CaptainETTE America, et tous fandoms confondus. Bien sûr, on sent les « tendances » du moment, de telle sorte qu’une armée de Kylo Ren et de Rey, de Obi-Wan Kenobi, mais aussi de Doctors (toutes générations !), de DeadPool, de Captain America et même de James Barnes, défilaient dans les couloirs du Palais des Congrès. De plus en plus de personnes osent incarner leurs personnages favoris, leurs idoles, sans se soucier de leur genre ou de leur physiologie, sans crainte du jugement. Le talent et la passion sont les moteurs à présent ! Pour nous c’est ça le vrai « Esprit Cosplay ».

En matière de fandom, nous sommes de grandes adoratrices de John Barrowman, alias l’Immortel et sexy Jack Harkness, Face of Boe, Malcolm Merlyn, Ras’ Al Ghul ! (Always be Yourself, unless you can be Jack Harkness, then, Always be Captain Jack Harkness). Nous avons donc profité de l’occasion pour aller lui faire un câlin aux photos Ops. Malheureusement, le processus fut un peu expéditif à la suite de menaces haineuses proférées à l’encontre de cette icône de la communauté LGBT, à quelques semaines de la tuerie d’Orlando.

En allant observer le grand Tom Felton qui signait des autographes et prenait le temps de conseiller de nombreuses jeunes Serpentards en émoi (nous étions tout aussi émues, ayant grandi sur la Terre, nous avons toujours connu Draco Malefoy !), nous avons pu admirer une belle maquette de Poudlard. Tout en son et lumière, celle-ci représentait l’école de nos rêves (vous attendez toujours votre lettre, avouez !) et ses alentours. Les créateurs, qui marchaient fièrement autour de leur création, avaient ajouté des « clins d’œil » à d’autres lieux ou éléments importants de l’histoire, tels qu’Aragog, le stade de Quidditch ou les bateaux arrivant de l’école de Durmstrang. La confection de cette œuvre fut longue de plusieurs mois et nécessita la collaboration de nombreuses petites mains.



Nous avons conclu cette magnifique expérience par un combat de Gladiateurs (voir vidéo, eh oui, on vous gâte). Nous nous attendions à quelques coups légers échangés par des messieurs en tenues d’époque. Mais notre surprise fut grande lorsque l’un des « gardiens » brisa sa lance sur la tête d’un Gladiateur rebelle, qu’une joute se finit à coups de poing, et aux vues de la violence générale des duels. Les règles étaient même respectées, selon nos (lointains) cours d’histoire, quant aux armes et à la physionomie des combattants.

Nous regrettons de ne pas avoir pu être présentes durant les 3 jours entiers, nos devoirs d’héroïnes nous appelant ailleurs. Néanmoins, dimanche soir, nous sommes sorties du Palais des Congrès les yeux encore émerveillés de ce week-end exceptionnel, mais l’esprit déjà plein de projets concernant les évènements à venir !




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