IRL – Le Joker, Le Punisher, et pourquoi ils ne sont pas des psychopathes…

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Avez-vous déjà qualifié votre voisin de bipolaire, ou votre patron de psychopathe ?

Aujourd'hui, de nombreux termes psychiatriques sont utilisés à tort et à travers, ce qui nous fait oublier qu'ils sont de véritables termes médicaux, désignant des diagnostics aux implications graves. Dans la littérature, dans les séries ou même dans les films, il suffit qu'un personnage soit un peu "dérangé" et meurtrier pour qu'on le qualifie de psychopathe. Un homme étrange se balade avec une hache dans la ville et sème la terreur ? C'est un psychopathe ! Un croyant ayant des mœurs étranges décide de tuer sept personnes selon le principal pêché qu'ils ont commis ? C'est un psychopathe ! Malheureusement, ces affirmations sont fausses, et les méchants de nos univers DC et Marvel n’échappent pas à cette « définition erronée de la psychopathie ».. Découvrons alors pourquoi…

Jack Nicholson joue le Joker, dans le film Batman (1989)

« La psychopathie, c’est quoi exactement ? »

On peut diagnostiquer la psychopathie grâce au PCL-R de Robert D. Hare, Ph.D, (ou « Hare Psychopathy Check List-Revised, 2nd edition », 1991) qui a été validé selon le DSM, c’est-à-dire le « Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders » : la classification officielle des troubles mentaux selon l’Association Psychiatrique Américaine. En France, les professionnels de la santé fonctionnent avec le DSM IV, édité en 1994, le DSM V étant encore trop sujet à controverse. Le PCL-R est un outil psycho-diagnostic, évidemment spécialisé dans la psychopathie. Il a été validé par le DSM et est donc valable devant toutes les instances possibles : psychiatriques, juridiques, etc. Seuls des professionnels qualifiés ont le droit de poser un diagnostic grâce à cet outil, pour vous donner un exemple : même les criminologues ne sont pas autorisés à le faire! L’idéal est d’utiliser le PCL-R selon un consensus, c’est-à-dire avec plusieurs professionnels de la santé, qui valident leurs opinions ensemble. La cotation se fait généralement avec une entrevue, et le dossier de la personne (psychiatrique, psychologique ET juridique dans la mesure du possible). Pour cela, on se base sur le passé professionnel, familial, conjugal et criminel du sujet. L’entrevue pour coter le PCL-R ne doit pas être trop structurée, car elle en perdrait son style interpersonnel (interaction naturelle avec le sujet), et pourrait donc être partiellement faussée.

Jon Bernthal joue le Punisher, dans la série Daredevil

« Vous parlez de cotation, mais qu’est-ce que ça signifie ? »

Le système de cotation du PCL-R comprend 20 items (ou caractéristiques), qui sont cotés de 0 à 2. En somme, pour chaque caractéristique (par exemple, « la tendance au parasitisme ») la personne va coter à 0 si : « l’item ne correspond pas au sujet, ce dernier ne présente pas les caractères au comportement décrit »,

à 1 si : « l’item s’applique au sujet jusqu’à un certain point, mais pas suffisamment pour lui valoir une côte de 2, le sujet correspond sous certains aspects », mais parfois le 1 peut s’appliquer aussi si les informations sont contradictoires entre le dossier et l’entrevue,

ou à 2 si : « correspondance raisonnablement bonne dans la plupart des aspects », mais il n’est pas nécessaire que toutes les caractéristiques de l’item collent au sujet pour qu’il cote un 2, tant qu’il est dans l’esprit de l’item. Pour reprendre l’exemple du parasitisme : on parle en général d’un individu qui n’aime pas travailler, et qui préfère que les autres fassent son travail. Mais il peut aussi s’agir d’un individu qui travaille et aime son travail, mais qui vit aux crochets de sa famille, ou au-dessus de ses moyens, aux crochets de la société, etc.

Une fois la cotation du sujet faite, vous obtenez un score sur 40, et, selon le résultat, vous pouvez définir si le sujet est oui ou non un psychopathe. Le PCL-R nous explique alors que : de 0 à 19, le sujet n’est pas un psychopathe, de 20 à 29, il s’agit d’un cas mixte (qui ne sont pas des psychopathes mais, aux alentours de 25, « vous n’avez tout de même pas envie d’aller boire un verre avec eux »), et de 30 à 40, le sujet peut être identifié comme psychopathe.

Jared Leto joue le Joker dans Suicide Squad

« D’accord, mais alors dites-nous quels sont ces items, et en quoi le Joker ou le Punisher n’y correspondent pas ? »

Soyez patients, nous y venons. Tout d’abord, il faut savoir que le PCL-R définit très strictement chaque item. Chacun des 20 caractéristiques est précisément détaillé, afin que les professionnels qui travaillent avec cet outil aient une idée précise de ce qu’ils recherchent chez le sujet, et ne puissent pas se tromper (bien qu’en sciences humaines, nous n’obtenons jamais de résultat exact, tant l’être humain est complexe et diversifié). Il sera important de réfléchir aussi à « l’esprit » de l’item (Ô esprit de la faible maîtrise de soi, m’entends-tu ?), ici on parle évidemment de ce qui n’est peut-être pas explicitement cité par le PCL-R mais qui, dans ce cas précis, correspond parfaitement. Néanmoins, comme nous n’avons pas vraiment le temps de vous faire un cours détaillé sur chaque item (ce qui ne vous empêche pas de continuer à vous renseigner si cela vous intéresse), nous avons tenté de résumer, synthétiser le plus simplement possible chacun des 20 items, afin que notre petite « évaluation » soit plus claire et concise. Bien sûr, il ne s’agira que d’un examen sommaire de ces points par rapport à des sujets de fiction, et non d’une analyse approfondie, comme pourrait le faire un professionnel du domaine. Et si nous ne pourrons pas nous appuyer sur une entrevue en direct avec nos individus, nous avons tout de même un film et des séries de leur vie ! Cependant, nous tenterons de nous prêter au jeu, et de nous rapprocher le plus possible des « vrais résultats » que l’on obtiendrait en examinant précisément les sujets. Alors, maintenant que nous avons toutes les clés en main, allons-y

Thomas Jane joue le Punisher, dans le film Punisher, 2004

1-Loquacité/Charme superficiel

Là, évidemment, on ne parle pas de votre voisin (encore lui ?) qui passe son temps à vous raconter ses tracas quotidiens, ni de cet étrange gaillard qui voulait absolument vous offrir un verre la dernière fois que vous êtes sorti(e) avec des amis (quoi que… ?). Le PCL-R définit ce premier item par une grande labilité et la capacité de parler de n’importe quel sujet comme si c’était notre thèse de doctorat, alors que si le débat s’approfondit, on ne s’y est jamais intéressé. Le discours manque de sincérité, et peut paraître trop onctueux pour inspirer confiance.

Ici, le Joker cote 1 car il est un « beau parleur ». On pourrait lui mettre 2, mais rien dans ce que nous en montre les comics ou les films ne vient corroborer le « charme superficiel ». De son côté, le Punisher cote 0.

2-Surestimation de soi

Là encore, vous comprenez qu’il ne s’agit pas de votre ami prétendant pouvoir faire 100 pompes sans s’arrêter. On parlerait plutôt d’une personne qui affirmerait qu’à sa sortie de prison, il deviendra président des Etats-Unis (et cette personne serait totalement sérieuse en vous disant cela). Nous précisons que nous n’avons pas pris cet exemple pour faire polémique ou rappeler un sujet d’actualité. Ou peut-être que si. De même, un individu correspondant à cet item se donnera littéralement en spectacle, comme si chaque discussion était un one-man show. Le discours est arrêté et fort sur les opinions.

Le Joker cote 1, ici, car il est plutôt du genre à connaître ses limites et à vouloir les dépasser, et non à vraiment se « surestimer », en revanche, on remarque le côté « grandiose ». Le Punisher reste à 0, car il est pleinement conscience de ses capacités et possibilités, et plutôt discret.

3-Besoin de stimulation/s’ennuie rapidement

Si vous êtes un mordu de sensations fortes, ne vous en faites pas : vous ne rentrez pas vraiment dans cette catégorie. La « stimulation » que suppose cet item ne se concentre pas sur la pratique du snowboard ou l’envie de sauter en parachute. On parle d’un véritable besoin chronique voire extrême de stimulation, et ce via des expériences dangereuses ou la consommation de drogues.

Le Joker cote 1, car le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas froid aux yeux. Mais il est aussi précisé que cette tendance à s’ennuyer mène les individus à changer d’activité régulièrement, laissant la précédente inachevée. Or notre ami aux cheveux verts ne fait pas les choses à moitié. Le Punisher cote 1, car il est vraisemblablement un homme d’action, mais il semble regretter ses années de père lambda.

4-Mensonge pathologique

Non, ce n’est pas grave si vous avez dit à votre prof que votre chien a mangé le devoir que vous deviez rendre la semaine dernière, cela ne fait certainement pas de vous un psychopathe. Le mensonge pathologique ici consiste à mentir presque systématiquement, avec beaucoup d’aplomb, tout en ayant toujours une explication logique en cas de prise en flagrant délit et ce pour des raisons évidentes ou juste pour le « plaisir ».

Le Joker cote 1 ici, car, par exemple, dans la version de Heath Ledger, il ment à plusieurs reprises sur ses cicatrices. Le Punisher cote 0.

5-Duperie/Manipulation

Cet item se démarque du précédent en ce qu’il concerne la manipulation, la supercherie, la fraude, dans le but de tirer quelque chose de quelqu’un, qu’importe les conséquences pour les personnes concernées. Ces personnes tendent à considérer qu’il faut exploiter les faiblesses d’autrui…

Sur cela, on vous l’accorde, le Joker cote 2. Il est un manipulateur né et parvient à contrôler les personnes autour de lui sans problèmes, et à les mener où bon lui semble. Le Punisher cote 0 car, on s’entend qu’il est plus du genre à rentrer dans le tas.

6-Absence de remords ou de culpabilité

Sur cela, nous sommes également d’accord : le Joker n’est pas vraiment la personne la plus empathique qu’il nous ait été donné de connaître. Il cote donc 2 pour cet item. De son côté, le Punisher cote 1 car, s’il n’a pas de pitié pour les criminels qu’il assassine, il sait tout de même éprouver du remords lorsqu’il commet des erreurs.

Heath Ledger joue le Joker, dans The Dark Knight

7-Affects superficiels

Cet item est vraiment très délicat, et un peu plus complexe à comprendre. La personne correspondant à cela paraîtra froide (Edward !) sur le plan émotionnel (ah non, pardon, Bella…), n’ayant pas la même palette d’émotions que la normale.

Le Joker cote 2, et nous citerons ses rapports avec Harley Quinn (Ici, on oublie Suicide Squad mesdemoiselles, car lorsque le Joker veut simuler de l’amour pour la jeune femme, il n’y a qu’elle qui y croit). Le Punisher cote 0.

8-Insensibilité/Manque d’empathie

Cet item peut lui aussi paraître redondant, mais il existe d’importantes nuances. On vous épargnera les détails, mais il est question ici d’empathie, soit la capacité de comprendre les émotions d’autrui. Nos psychopathes auront donc tendance à n’avoir qu’une idée abstraite de la douleur ou de la tristesse, et à n’avoir cure des droits et intérêts des autres. Le Joker cote encore 2, et le Punisher cote 1.

9-Tendance au parasitisme

Cet item sous-tend que la personne vit aux crochets de la société, de ses parents, etc. Soit, qu’il ne subvient pas lui-même à ses besoins.

Là, évidemment, le Joker et le Punisher cotent 0. Ils n’ont besoin de personne pour faire les choses à leur place, et ne vivent aux crochets de personne. Car même si l’argent du Joker a été volé, il a été obtenu par le labeur de notre méchant.

10-Faible maîtrise de soi (émotionnelle)

C’est ce que certains appelleraient être « bipolaire, wesh ! », car l’individu se met facilement en colère. Et cela se traduit par une réaction violente, des insultes et des menaces.

Le Joker cote 1, car dans toutes ses versions, il n’est pas vraiment défini par son self-control. Néanmoins, il ne cote pas plus car on ne peut pas dire non plus qu’il perde le contrôle, ses crises semblent parfois faire partie du spectacle, de son propre « one-man show ». De son côté, le Punisher cote 0.

11-Promiscuité sexuelle

Ici, on parle du fait d’avoir des relations sexuelles avec « n’importe qui », sans considérations pour ces personnes.

Sur ce point, le Joker cote à 0 car, à part Harley Quinn, qu’il choisit car elle lui est utile, les comics ne lui ont jamais vraiment donné d’autres partenaires. Nous faisons abstraction ici de la scène dans le comics (réf ?) où, ayant ligoté Quinn au milieu de cadavres, il prétendra que ce sont toutes d’anciennes Harley, car cela n’a jamais été prouvé ou abordé de nouveau. Ayant été marié et n’ayant pas eu d’autres relations amoureuses connues, le Punisher cote 0 également.

12-Problèmes de comportement précoces

Cet item concerne les graves problèmes de comportement ou de délinquance subvenant avant que le sujet ait 12 ans (après cet âge, on passe dans ce que l’on appelle la délinquance juvénile). N’ayant pas d’informations précises sur cela, concernant nos deux sujets, nous allons faire ce que l’on appelle une omission. Cet item ne sera donc pas noté dans notre évaluation finale, et la note se fera sur 38, ou moins si nous devons faire d’autres omissions, puis nous ramènerons le tout sur 40.

Cesar Romero joue le Joker, dans Batman : Le film, en 1966

13-Incapacité de planifier à long terme

L’individu est incapable ou ne veut pas se projeter dans le futur, il a tendance à changer de projets.

Pour cet item, le Joker cote 0 et le Punisher également

14-Impulsivité dans les actes

Cet item est différent de celui qui concerne la faible maîtrise de soi. Ici, on parle justement d’une impulsivité dans les actes (irréfléchis et non prémédité), et non dans les émotions. Par exemple, si le sujet veut quelque chose (admettons un smartphone), il va le prendre, peu importe les conséquences auxquelles il n’aura pas réfléchi.

Le Joker cote 0 sur ce point, et le Punisher cote 1 (pour le moment où, dans la série Daredevil, il décide au dernier moment de tuer le vendeur à qui il vient d’acheter ses armes)

15-Irresponsabilité

Ici, l’individu ne respecte pas ses engagements ou obligations.

On établira la cote de nos deux personnages à 0.

16-Incapacité à assumer ses responsabilités

Ici, on parle de la responsabilité des actes commis. La personne trouve des excuses ou des bonnes raisons, blâme autrui, parle de coup monté, etc.

Malheureusement, s’il y a bien une chose que le Joker ne fait pas, c’est bien cela. Il assume pleinement tous les crimes qu’il fait et a plus tendance à s’en vanter ! De son côté, le Punisher assume également tout ce qu’il fait et ne s’en cache pas. Pour cet item, les deux cotent 0.

17-Nombre de cohabitations de courte durée

Comme pour la promiscuité sexuelle, nos deux « vilains » cotent 0 pour cet item-là. D’abord, le Joker n’a vraisemblablement jamais vécu avec qui que ce soit, à part éventuellement Harley Quinn (mais vit-il seulement comme tout autre être humain normal ?), et le Punisher n’a visiblement eu qu’une cohabitation (on sous-entend ici qu’il y a un engagement de la part des parties, mais cela recoupe tous les types de relations) : lorsqu’il était marié.

18-Délinquance juvénile

Ici, il s’agit donc d’un comportement antisocial fort ou de délinquance aigue entre 12 ans et 18 ans (ou du moins l’âge adulte). Pour le Joker, si on se fie à une version, il aurait commis des crimes étant mineur (le meurtre des Wayne à l’âge de 15 ans ?), mais cela ne concerne qu’une des multiples versions du personnage. Il cote donc à 1. Pour le Punisher, nous n’avons pas d’informations sur le sujet, et nous préférons faire une omission.

Jon Bernthal alias le Punisher, dans Daredevil

19-Violation des conditions de remise en liberté

On parle donc de bris de conditions et … D’évasion ! Pour cet item, dont le titre est très clair, vous remarquerez évidemment qu’il faut que le sujet ait déjà été en prison pour que cela s’applique. Youpi ! Le Joker cote à 2, à cause de ses multiples évasions spectaculaires, et le Punisher…. 0.

20-Diversité des types de délits

Pour cet item, le PCL-R précise que si le sujet a commis plus de 6 crimes de nature différente, il cote 2, pour 4-5 crimes de nature différente, il cote à 1, et pour 3 crimes de nature différente ou moins, il cote à 0. Avec le meurtre, le viol, la fraude, le vol, la torture, le kidnapping, le braquage, la menace et j’en passe, le Joker cote à 2. Avec son panel impressionnant de meurtres, le Punisher cote à 0.

« Quel est le bilan de la cotation ? »

Le Joker a un résultat total de 17/40, ce qui n’en fait même pas un cas mixte. Vous pouvez aller boire un café avec lui en toute sécurité ! Mais si on omet les items 11, 12 et 17, pour lesquels nous n’avons pas vraiment d’informations, le Joker a une note de 17/34, ce qui nous fait un total de 20/40. Il entrerait donc -d’un pas de fourmi- dans la catégorie des « cas mixtes », ce qui n’en fait toujours pas un psychopathe.

De son côté, le Punisher a un total de 5/36 (étant donné que nous avons omis les items 12 et 18, pour lesquels nous n’avions pas d’informations claires), ce qui revient à un peu plus de 5/40 (5,5555556 pour être exactes) Du coup, si vous n’êtes pas un criminel, vous pouvez également sympathiser avec lui sans aucun problème !

Comme nous aimions bien ce petit exercice de psychologie, nous avons décidé d’appliquer le PCL-R à d’autres méchants des univers de nos super-héros ! Mais comme nous ne voulions pas vous ennuyer avec de nouvelles listes, nous avons fait un petit tableau récapitulatif !

Tableau bilan des psychopathes dans les univers DC et Marvel

Conclusion : Psychologiquement parlant, et selon une évaluation non-officielle effectuée par des étudiantes, les méchants de comics ne sont pas, pour la plupart, des psychopathes. Néanmoins, s’ils ne correspondent pas à la définition précise de la psychopathie, ils n’en sont pas moins des personnages dangereux, voire dérangés et, reconnaissons-le, très bien construits. Certains pourraient même correspondre à d’autres diagnostics psychiatriques graves (qui se sent de lire tout le DSM pour nous faire un tableau récapitulatif ?). Aussi, si nous avons fait ce petit article, ce n’est pas tant pour vous inciter à vous rebeller contre la culture populaire qui désigne par le nom de psychopathe, schizophrène ou bipolaire toute personne déviant un peu du « droit chemin », mais plutôt pour expliquer que certains mots que l’on emploie au quotidien pour tout et n’importe quoi (ou plutôt n’importe qui) sont en fait de véritables termes psychiatriques, ayant des implications graves, et ne pouvant pas être pris à la légère. De plus, c’est, encore une fois, un bon moyen de lier le monde de la fiction à notre réalité, et aux phénomènes scientifiques qui s’y jouent (car non, les sciences humaines n’ont rien de « mou », et sont tout aussi sérieuses que la neurologie, la médecine ou la biologie).
Fun fact : l'homicide n'est pas courant chez les psychopathes, et la violence est plus instrumentale que pour le plaisir!

Wilson Fisk, dans la série Daredevil

Alors si cet article vous a plu, s’il vous a déplu, ou si vous désirez éclaircir certains points, nous vous invitons à nous en parler dans les commentaires (la politesse est exigée, c’est une évidence). Et, surtout, nous vous conseillons de toujours essayer d’élargir votre curiosité, votre culture, votre savoir, tout en restant conscients que nous sommes... de grands ignorants !

David Tennant joue Killgrave, dans la série Jessica Jones

Julie LD est journaliste pour PauseGeek et étudiante en criminologie à l’Université de Montréal, au Québec.

Camille B est journaliste pour PauseGeek, étudiante en journalisme, et curieuse à temps plein.

@Tous droits réservés Hare, R. D. (1991). The Hare Psychopathy Checklist-Revised (PCL-R). Toronto, ON: Multi-Health Systems

Cet article a été approuvé par un professeur en Criminologie de l'Université de Montréal.


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