Dragon Ball Z : FNF - Freezer a-t-il bien fait de revenir ?

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Avant de lancer la nouvelle série animée Dragon Ball intitulée Super, Toei Animation faisait revenir un personnage emblématique de l’univers d’Akira Toriyama : Freezer. Réussite ou échec ?

Alors que la saga Dragon Ball se perdait peu à peu dans les méandres de la télé, infantilisant toute une licence qui, bien qu’elle fût créée à la base pour un public jeune, est maintenant composé de fans constitués principalement de trentenaire, dont je fais pratiquement partie, Fukkatsu No F marque le grand retour du « premier » véritable méchant de DBZ : Freezer.

Et bien que le personnage ait un nom à en refroidir plus d’un, le film est une sacrée réussite. Surtout si on le compare avec Battle of Gods, dernier navet en date qui faisait danser Végéta, déjà affubler d’une vulgaire moustache, faisant patienter un dieu boulimique en attendant San Goku.

Vegeta danse
Végéta qui danse dans Battle of Gods - © Toei Animation

Comme à l’accoutumée, l’histoire se déroule sur Terre pendant que Goku et Végéta, les deux rivaux de toujours, s’entraînent avec Whis sur la planète du Dieu Beerus pour que chacun devienne plus fort. Mais pendant ce temps, Sorbet, le commandant de l’armée de Freezer, décide de retourner sur Terre pour récupérer les Dragon Ball et ainsi faire revenir à la vie son vénérable et puissant maître. Une fois faits, ils retournent tous ensemble dans l’espace pour recomposer le corps de Freezer anciennement découpé par le Trunks du futur. Et c’est pendant cette longue scène de dialogue entre la glace et le congélo que l’on apprend que Freezer tenait sa force naturellement, sans avoir jamais suivi un entraînement et qu’il serait temps, si il veut accomplir sa vengeance, de le faire. Six mois plus tard, lui et son armée de 1000 soldats, qui en paraissent 100 000 soit dit en passant, débarque sur Terre pour affronter Sangoku et Trunks afin de pouvoir enfin prendre sa revanche. Trunks n’étant encore qu’un enfant, Freezer n’est pas au courant de son existence et c’est donc San Goku qu’il recherchera et affrontera pour notre plus grand plaisir.

Et plaisir il y a dans le film. Non seulement il s’est écoulé 26 ans depuis le début de la licence, ce qui a permis à la technologie et au technique d’animation d’évoluer, mais en plus Akira Toriyama est enfin de retour, redonnant ainsi ses lettres de noblesse à son œuvre la plus culte (malgré le fait qu’il était déjà impliqué dans Battle of Gods précédemment). L’animation est fluide, notamment grâce à l’utilisation de dessin comme il est encore courant d’utiliser, mais également grâce à des effets 3D qui rende le tout plus digeste et plus réaliste puisque ça va plus vite à réaliser et on peut y mettre plus de détails. Les dessins ainsi créés rappellent fortement les jeux vidéos les plus récents donnant une certaine continuité avec l’univers dérivé. Et le scénario est plus sombre qu’à l’accoutumée, notamment grâce au talent de Toriyama, mais reste néanmoins dans l’univers visuel du créateur qui, avec l’enfer de Freezer, respecte son style visuel/scénaristique, tout en gardant le sérieux et l’enjeu de l’histoire, chose qui avait fait sa force dans Dragon Ball Z.

Goku VS Freezer - Round 2
Goku VS Freezer - Round 2 - © Toei Animation

La bande-son est composé de musique d’ambiance qu’on remarque à peine durant tout le film, servant donc avec brio l’histoire, mais il y a deux musiques que l’on retient bien. La première c’est F du groupe Maximum the Hormone que le groupe japonais avait sorti en 2009 et qui colle à 100% avec le film puisqu’elle parle de Freezer. Et c’est la première fois que l’on peut entendre du métal dans un média Dragon Ball (si on exclut bien entendu les AMV) et, pour un fan de métal et notamment du groupe, ça fait extrêmement plaisir. Et la deuxième c’est un peu une découverte pour moi puisqu’il s’agit du groupe Momoiro Clover Z, un groupe d’idoles qui reste dans le thème un peu métal avec une guitare électrique plutôt lourde par moment sur la chanson Z no chikai qui reste malgré tout une chanson pop.



Pour conclure cette critique, je conseillerais à tous les fans de Dragon Ball Z de regarder se film qui reste dans l’ambiance et dans l’univers des films que l’on pouvait voir quand on était petit et qui mettait en scène des ennemis géniaux comme Janemba ou des alliés d’une prestance hors norme comme Tapion. Fini la dénaturation de certains personnages (notamment Végéta qui m’est resté en travers de la gorge) et certains personnage prennent même du grade comme le prouve l’histoire de Krilin qui est maintenant flic et est vraiment badass, loin de son habituel rôle de personne faible au courage implacable. Seul Gohan est vraiment « faible » dans ce film, mais quand on sait qu’il ne tolère pas la violence, on comprend un peu plus son mode de vie bien que c’est lui le personnage qui a eu les scènes les plus cultes de DBZ et que ça peut être frustrant de le voir ranger avec Videl.

18/20
Les Plus
  • Les graphismes
  • La bande son et notamment la chanson F de Maximum the Hormone
  • Le scénario d'Akira Toriyama
Les moins
  • Quelques longueurs
  • Gohan est trop "faible"
Dragon Ball Z : Fukkatsu no F est un très bon film DBZ qui annonce un grand retour pour la licence qui s'apprête à voir arriver Dragon Ball Super.
Greg


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