Alcatraz : faut-il regarder la série de J.J. Abrams ?

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Après Lost et Fringe, J.J. Abrams revenait à la série TV en produisant Alcatraz, une série de science-fiction sur fond de voyage temporel qui n’a eu droit qu’à une seule saison. Aurait-elle du continuer ?

Le 21 mars 1963, Alcatraz fermait officiellement ses portes pour des raisons budgétaires et sanitaires. Tous les prisonniers furent transférés hors de l’ile. Sauf que ce n’est pas ce qu’il s’est passé. Pas du tout.

Débutant sur ses mots, évocateurs de ce qui nous attendait dans cette première saison d’[fiche_1070,Alcatraz] qui, vous l’aurez deviné, ce déroule dans la plus célèbre prison du monde, la nouvelle production du génie J.J. Abrams intrigue fortement après les succès que sont Lost et Fringe pour la télévision et Cloverfield, Star Trek et Super 8 pour le cinéma. Le premier épisode voit la réapparition de Jack Sylvane, alias le détenu numéro 2024, supposé mort il y a presque cinquante ans. Mais ce qui étonne, c’est qu’il n’a pas pris une ride et ne sait pas ce qu’il fait ici. On suit le Lieutenant de Police Rebecca Madsen qui s’associe avec l’auteur de BD le Dr Diego Soto, spécialiste d’[fiche_1070,Alcatraz], qui partent à la recherche des 302 détenus disparus en mars 1963 et qui réapparaissent tous un par un, perpétrant de nouveau les atrocités commises par le passé.

Comment des disparus peuvent réapparaître 50 ans plus tard sans avoir vieilli ?
Comment des disparus peuvent réapparaître 50 ans plus tard sans avoir vieilli ?

Bien que l’ensemble des scénarios n’a pas été écrit par Abrams, on retrouve très fortement la patte qu’il avait mise avec Jeffrey Lieber et Damon Lindelof pour Lost les Disparus en forçant le spectateur à se poser énormément de questions sur l’aventure qu’il est en train de vivre et sur son dénouement. Et comme à l’accoutumée, très peu d’indices nous aide réellement à connaître le pourquoi du comment, mais, suite aux erreurs commises sur Lost qui posait plus de questions qu’elle donnait de réponse, on trouvera néanmoins réponse à nos questions à la fin de chaque épisode même si d’autres se rajoutent par la suite. L’histoire est certes, moins prenante que celle des disparus du vol Oceanic 815, mais cette histoire de voyage dans le temps, sans qu’aucun des voyageurs ne sache comment ils ont voyagé ni qui à organiser cette traversé temporel, reste très prenant et pleine de tension.

La musique aide également à sentir toute la tension de l’intrigue. Et J.J. Abrams a confié cette tâche à son ami Michael Giacchino, compositeur des OST de Cloverfield, Star Trek, Super 8, John Carter, Star Trek Into Darkness, La Planète des singes : L’Affrontement, Jupiter Ascending, mais également Fringe et Lost, la série que l’on prend forcément en référence pour [fiche_1070,Alcatraz]. On reconnait d’ailleurs très facilement les petites percussions fidèles à l’artiste qu’il avait truffé dans quasiment toute ses musiques pour Lost et que l’on entend à répétition dans [fiche_1070,Alcatraz]. L’ambiance conférée aux musiques est l’un des points forts de la série. Sans Giacchino, je pense qu’[fiche_1070,Alcatraz] n’aurait pas eu le temps de livrer plus de secrets que ce qu’elle a déjà dévoilé.

Une grande tension règne sur Alcatraz, sublimé par la musique de Michael Giacchino
Une grande tension règne sur Alcatraz, sublimé par la musique de Michael Giacchino

Parce que oui, après 13 épisodes, la série s’arrête brutalement. Faute d’audience. Le fléau numéro un pour les fans. Avec un premier épisode qui réunissait 10 millions de spectateurs, le dernier n’en avait fidélisé que 4 millions avec une chute d’audience à chaque épisode. Il faut dire que malgré toute la bonne volonté du monde, les intrigues de chaque épisode étaient similaires. Un ancien détenu réapparaissait, tuait des gens, se faisait coincer et cela sur treize épisodes. L’histoire de fond qui consistait à Rebecca Madsen de retrouver le cerveau de l’histoire passait en arrière-plan, mais alors vraiment loin en arrière plan. Les épisodes était constitué d’une trame présentant le présent, du moment où le prisonnier réapparaissait, et qui il était et ce qu’il avait vécu en prison en 1960 via un système de flashback comme dans Lost de J.J. Abrams. Néanmoins dans Lost, l’intrigue principale de la série était le moment présent que l’on vivait avec les rescapés et certaines péripéties externes leur arrivait, mais leurs buts premiers était toujours sur le devant de la scène. Pas dans [fiche_1070,Alcatraz] qui se contente d’arrêter d’abord les « petits » criminels avant d’attraper le grand cerveau. C’est vrai qu’il n’avait pas trop le choix au final, mais c’est dommage de ne pas avoir considéré un peu plus l’intrigue principale.

Néanmoins, et même si la série possède des defauts majeurs faisant de chaque épisode un éternel recommencement, l’intrigue principale valait la peine d’être « vécu » même si, comme je m’en doutais un peu, l’arrêt brutal du show laissera le spectateur sur sa faim, avec moins de questions que prévu et même si la dernière scène ne plaira pas à tout le monde puisqu’elle est négative, conclu brutalement, mais d’une bonne façon une série qui aurait peiné à se renouveler dans la seconde saison.

14/20
Les Plus
  • L'originalité de l'histoire
  • La musique de Michael Giacchino
  • Les acteurs
Les moins
  • Une trame d'épisode qui s'épuise rapidement
  • Un final trop final !
Alcatraz est une bonne série à regarder pour se distraire, sans grande prétention, qui fera passer le temps, mais qui reste agréable à regarder.
Greg

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