À la découverte de The Sadness : quand Crossed arrive à Taïwan en version censurée

Annoncé comme étant le film le plus violent de l’année, The Sadness du réalisateur canadien Rob Jabbaz se présente avec pléthore de promesses : un film réaliste qui surf sur la vague de la pandémie et qui se veut être un spectacle gore et fun. Tiendra-t-il ses promesses ?

Écrit par le
Temps de lecture : 5 min

Annoncé comme étant le film le plus violent de l’année, The Sadness du réalisateur canadien Rob Jabbaz se présente avec pléthore de promesses : un film réaliste qui surf sur la vague de la pandémie et qui se veut être un spectacle gore et fun. Tiendra-t-il ses promesses ?

La presse spécialisée du monde entier en a parlé et si vous êtes amateur de film d’horreur vous n’êtes pas passé à côté de l’annonce de la sortie mondiale de ce film. The Sadness, ce film taïwanais qui se targue d’être le film le plus violent de l’année et réalisé par Rob Jabbaz, un réalisateur canadien qui signe là son tout premier long-métrage.

Citant des inspirations puisées dans Evil Dead, Irréversibles, Maximum Overdrive ou les premiers films de Peter Jackson, le moins que l’on puisse dire c’est qu’au-delà d’une histoire déjà vue, épuisée jusqu’à la moelle et sans véritable intérêt culturel, le film est une véritable claque de violence et de gore gratuits qui a permis au réalisateur de faire le film fun qu’il désirait si ardemment.



Concernant l’histoire de The Sadness, le film se déroule pendant une pandémie aux symptômes relativement bénins tandis qu’une nation frustrée finit par baisser sa garde. C’est alors que le virus mute spontanément, donnant naissance à un fléau qui altère l’esprit. Les rues se déchaînent dans la violence et la dépravation, les personnes infectées étant poussées à commettre les actes les plus cruels et les plus horribles auxquels elles peuvent penser.

Crossed version taïwanais et en version censurée

Pour les fans de comics, l’histoire de The Sadness et notamment sa bande-annonce devrait vous rappeler sans le moindre doute le comics Crossed de Garth Ennis (The Boys, Preacher). Et vous auriez raison de faire la comparaison avec les deux œuvres. Car si Rob Jabbaz ne cite pas le comics comme source d’inspirations, la ressemblance est troublante.

Meurtre, mutilation, hémoglobine à tout va, virus qui transforme l’humanité en bête sanguinaire, viol, le tout gratuitement et sans aucun retenu ornent les deux histoires. Si de nombreux actes ne sont pas explicitement montrés à l’écran, ce qui en fait une version censurée de Crossed, nous n’avons pas besoin de plus pour imaginer ce qui se déroule hors-champs.

Difficile de ne pas voir de ressemblance entre The Sadness et Cassidy de Preacher, une autre oeuvre controversée de Garth Ennis

Un film qui ne plaira pas à tout le monde

Si le film sort en salle dans le monde entier, dont la France le 6 juillet 2022, il n’est pas un film d’horreur classique et encore moins un film de zombie (comme le stipulent certains sites). Un zombie est un mort qui revient à la vie. Ce qui n’est pas le cas ici. C’est tout au plus un film d’infecter. Et il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains. L’excès de gore est la clé du côté fun du film et si on enlève ça, il ne lui reste plus rien. Donc si vous n’aimez pas ça, passez votre chemin. Par contre si ça ne vous dérange pas et que les maquillages d’effets spéciaux à base de bonne vieille prothèse et de projection de sang titillent votre appétit de divertissement sans prise de tête, alors The Sadness devrait vous combler.

Image de The Sadness de Rob Jabbaz
Image de The Sadness de Rob Jabbaz

Image de The Sadness de Rob Jabbaz


Cet article vous a plu ? Partagez-le avec vos amis


Commentaires

comments powered by Disqus